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Le Plan Départemental pour la Protection du milieu aquatique et la Gestion de la ressource piscicole – P.D.P.G.

Le Plan Départemental pour la Protection du milieu aquatique et la Gestion des ressources piscicoles (P.D.P.G.) est un document technique général de diagnostic de l’état des cours d’eau, avec pour conclusions des Propositions d’Actions Nécessaires (P.A.N.) et des propositions de gestion piscicole.

Il a été établi entre 2004 et 2009 par la Fédération de Pêche en partenariat avec l’Agence de l’Eau Loire Bretagne, le Service Départemental et la Délégation InterRégionale de l’Onema, le Conseil Général de l’Allier, la Direction Départementale des Territoires de l’Allier, la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement de l’Auvergne.

Il est plus particulièrement destiné aux A.A.P.P.M.A. pour l’élaboration des Plans de Gestion Piscicole locaux (P.G.P.). Il représente aussi un outil de référence et d’argumentation très important pour le monde de la pêche dans ses relations avec les autres usagers et gestionnaires des milieux aquatiques.

Le P.D.P.G. est à la charge de la Fédération de Pêche. Les P.G.P. sont à la charge des détenteurs du droit de pêche (dont les A.A.P.P.M.A.) pour une durée de 5 ans. Les P.G.P. doivent être cohérents avec le P.D.P.G. et être approuvés par le Préfet.

Actuellement en cours de révision, le prochain PDPG sera disponible courant 2018.

Pourquoi un PDPG ?

  • Pour répondre à une obligation réglementaire : depuis la Loi-Pêche du 29 juin 1984, les Fédérations de Pêche participent à la protection du patrimoine piscicole et des milieux aquatiques. Cette nouvelle approche impose une obligation de gestion de l’activité pêche dans un contexte plus écologique. L’Article L 433-3 du Code de l’Environnement instaure une obligation de gestion en contre partie de l’usage du droit de pêche et l’établissement d’un plan de gestion pour l’ensemble des détenteurs du droit de pêche (A.A.P.P.M.A., particuliers…).
  • Pour confronter les demandes des pêcheurs à la réalité écologique du milieu, afin de pérenniser l’équilibre fragile entre l’activité pêche et la préservation du patrimoine piscicole qui sont, à priori, deux notions contradictoires.
  • Pour assurer la coordination et la cohérence entre les différents plans de gestion du département.
  • Pour offrir un document de référence à l’ensemble des gestionnaires, administrations et collectivités locales en terme de recensement et d’identification des perturbations des cours d’eau du département.
  • C’est enfin : mieux connaître, pour mieux gérer et mieux protéger

Quelle est la procédure ?

Selon une méthodologie nationale, élaborée par la ONEMA. :

1. Détermination des contextes (unités géographiques de gestion)

Dans lesquels une population de poisson (espèce repère) fonctionne de façon autonome en effectuant toutes les phases de son cycle vital (éclosion, croissance, reproduction).

Contextes Espèce repère
Salmonicole Truite fario
Intermédiaire Cyprinidés Réophiles
Cyprinicole Brochet

Il y a 40 contextes définit dans le département de l’Allier dont 13 salmonicoles, 23 intermédiaires et 4 cyprinicoles.

2. Diagnostic de l’état du milieu

Réalisé à partir de données connues, mais aussi de nombreuses observations de terrain et pêches électriques.
Il est déterminé en procédant à une analyse des facteurs limitants (pollutions, pompages, étiages, etc…) et à un chiffrage des perturbations engendrées.
Ainsi chaque contexte est défini comme Conforme, Perturbé ou Dégradé, en fonction de l’impact des facteurs limitants sur les phases du cycle vital de l’espèce repère.
Il  n’y a que 2 contextes conformes dans le département, le Barbenan et le Sichon amont, 36 contextes perturbés et 2 contextes dégradés.

3. Les Propositions d’Actions Nécessaires

Elles ont pour objectif d’enrayer ou de minimiser l’impact des facteurs limitants identifiés (principalement dûs à l’homme).
Les actions à engager peuvent être de la compétence des administrations (D.D.T ou ONEMA concernant le respect de la police de l’eau), des collectivités (station d’épuration, etc…), des gestionnaires de la pêche (arrêt des déversements, lobbying auprès des décideurs, etc…).

4. Le type de gestion piscicole préconisée

Elle résulte d’une orientation de l’État pour une gestion patrimoniale des ressources piscicoles. Il s’agit de conserver et transmettre un patrimoine naturel en préservant les peuplements sauvages dans leur milieu.
Sur les 2 contextes identifiés Conformes et faiblement perturbés, c’est le type de gestion préconisé. Les repeuplements y sont à proscrire, car inutiles, voire dangereux.
Sur les 36 contextes identifiés Perturbés ou Dégradés la gestion patrimoniale différée est de rigueur. Les repeuplements sont possibles.

Le P.D.P.G. s’inscrit dans une logique écologique de gestion qui privilégie la préservation de la qualité de l’eau et des habitats d’une rivière, tout autant que son débit, afin de pérenniser les ressources piscicoles naturelles.

Télécharger les dossiers :

PDPG ALLIER 2007

PAN 03_2009