Alexa Seleno
@alexaseleno
1ère campagne de relève des sondes de température des cours d’eau

1ère campagne de relève des sondes de température des cours d’eau

La Fédération de Pêche de l’Allier a récemment mené la première campagne annuelle de relève des sondes de température installées sur les cours d’eau du département. Ce réseau de suivi thermique, en place depuis 2014, compte aujourd’hui 50 stations réparties sur l’ensemble du territoire.

Un suivi essentiel pour comprendre les milieux aquatiques

La température de l’eau constitue un paramètre clé du bon fonctionnement des cours d’eau. Elle influence directement la qualité des habitats aquatiques, le cycle de vie des espèces piscicoles et leur répartition.

Grâce à ce dispositif de suivi, la Fédération dispose de données précieuses pour :

  • mieux comprendre l’évolution des peuplements de poissons,
  • orienter les actions de gestion halieutique,
  • adapter, si nécessaire, la réglementation en fonction des conditions environnementales.

Des conditions thermiques dégradées en 2025

Les données collectées en 2025 mettent en évidence des conditions globalement moins favorables que celles observées en 2024, se rapprochant davantage de la situation de 2023.

Cette évolution s’explique notamment par un printemps et un été particulièrement chauds, qui figurent parmi les plus élevés enregistrés depuis 1900 (3ᵉ rang). Ces épisodes ont fortement influencé la température des cours d’eau.

Parmi les 36 stations à dominante salmonicole suivies :

  • seulement 27 % présentent des conditions thermiques jugées « favorables » ou « plutôt favorables » en 2025,
  • contre 36 % en 2024, 2022 et 2020,
  • 24 % en 2023,
  • et 75 % en 2021, année particulièrement favorable.

Ces résultats traduisent une pression thermique accrue sur les milieux aquatiques, particulièrement sensible pour les espèces d’eaux froides comme les salmonidés.

Une situation contrastée selon les types de cours d’eau

La situation apparaît en revanche plus favorable sur les cours d’eau de deuxième catégorie, dont les peuplements piscicoles sont naturellement plus tolérants aux températures élevées.

Ces différences confirment l’importance d’adapter les stratégies de gestion en fonction des caractéristiques propres à chaque milieu.

Un outil d’aide à la gestion et à la préservation

Ce réseau de suivi thermique s’inscrit pleinement dans une démarche de connaissance et de préservation des milieux aquatiques, dans un contexte de changement climatique où les épisodes de chaleur sont de plus en plus fréquents.

Les données recueillies permettent d’anticiper les impacts sur les espèces, d’identifier les secteurs sensibles et de prioriser les actions de protection et de restauration.

Consulter les résultats

Vous pouvez consulter la carte de la situation thermique 2025 ainsi que l’ensemble des résultats détaillés dans le rapport complet : RST03_bilan2025

 

Ce suivi est financé par :